Réalisé par Jean-François Laguionie, disciple de Paul Grimault («Le Roi et l’Oiseau»), «Le Tableau» témoigne de la qualité et de la tradition du dessin animé européen, ainsi que de la passion de son auteur.
Par son extraordinaire poésie et la beauté imparable de ses compositions visuelles, comme de sa musique, ce film à nul autre pareil développe l’imaginaire et la créativité.
En abordant la question de l’inspiration, «Le Tableau» introduit le jeune spectateur à la démarche de création artistique. Ce faisant, il constitue également une déclaration d’amour à la peinture et à la musique.
Contrairement à de nombreux dessins animés, ce film respecte le jeune spectateur en lui proposant un scénario d’une grande intelligence. En effet, en traitant de manière accessible de sujets normalement réservés aux adultes, il n’infantilise pas son public.
A travers l’histoire de jeunes personnages qui, pour certains, manquent d’assurance, pour d’autres, se posent des questions sur leur existence, «Le Tableau» montre que la volonté et la confiance en soi sont à la portée de tous et permettent de devenir adulte. Cela en fait un film très formateur pour le jeune public.
«Le Tableau» délivre un message de tolérance et transmet le véritable sens de l’entraide et de l’amitié. Il démontre qu’il faut se méfier des préjugés et de l’obscurantisme. Il incite à l’acceptation de l’autre. C’est une leçon d’ouverture qui favorise l’esprit critique.
En racontant l’histoire de différentes catégories de personnages, ce film se propose de représenter les différences entre classes. Partant, il condamne les injustices sociales et incite à refuser l’arbitraire.